24 octobre, 2025

Livre Suisse 2025

Finalement, après 21 heures de montage textes/photos, 75 minutes pour uploader le tout, et une semaine d’attente pour l’impression et la livraison, voici mon 6e livre photos sur la Suisse 2025 en MTB en quelques 200 pages grand format, et mon 10e livre photos de ma collection voyages en vélo.

Je suis déjà à penser à mon prochain séjour en vélo.


23 août, 2025

Vidéo: Wurzenbord Flowtrail à 2221m.

Voici un aperçu de la Wurzenbord Flowtrail à 2221m. Vous vous rapellez, je pensais avoir terminé la trail, alors j'avais fermé ma caméra. En voici la première partie.




Vidéo: Trift Flowtrail à Kreuzboden à 2402m

Voici un aperçu de la Trift Flowtrail à Saas-Grund, dans les hauteurs de Kreuzboden à 2402m d'altitude.




03 août, 2025

21 juillet, 2025

Coups de cœur et de masse

Mes coups de cœur 😍

1. Zermatt

Zermatt, destination de rêves par excellence pour la randonnée et le MTB tant en été qu’en début d’automne. Même si l’accès en hauteur (Gornergrat à 3090m) est maintenant défendu avec un vélo à bord du train, il y a quand même quelques 100km de sentiers pour le MTB, et 400km de sentiers pour la randonnée, dont plusieurs accessibles en MTB, en autant que les MTB respectent les randonneurs (c’est d’ailleurs la raison qu’ils sont maintenant défendus sur le train du Gornergrat). Forcément, en eMTB, l’accès et d’autant plus facile pour se rendre dans les hauteurs. 

Zermatt est aussi une destination prisée pour le ski alpin en hiver et au printemps. À partir de Zermatt, il est possible non seulement de skier en Suisse, mais également en Italie. Il me restera que la saison hivernale pour aller visiter Zermatt. Et c’est sans oublier que l’on peut skier dans les hauteurs de Zermatt toute l’année, été comme hiver.

Puisque j’étais dans le Valais, je me devais d’y retourner étant si près. Vous vous rappeler dans mes premiers préparatifs, je voulais retourner à St.Moritz, mais j’ai préféré Zermatt pour éviter de perdre une journée en transit en train pour m’y rendre, et aussi, perdre une autre journée pour le retour. 

Zermatt restera encore sur ma liste lors d’une prochaine visite en Suisse, c’est un incontournable. 


2. Grindelwald

Belle découverte. Comme je l’ai écrit plus tôt dans ce blogue, j’y suis déjà passé en coup de vent en 2015 lorsque je me suis rendu au Jungfraujoch, top of Europe, à 3571m. J’y avais fait la boucle Interlaken, Lauterbrunnen, Kleine Scheidegg, Jungfrau, Grindelwald et Interlaken. J’avais trouvé la descente vers Grindelwald particulièrement belle avec la vallée et toutes ses maisons brunes sur fond vert. Alors je devais y revenir en vélo. Ces quelques jours m’ont permis de redécouvrir cette belle région de l’Oberland Bernois et particulièrement les hauteurs de Grindelwald dont le lac Bachsee, de retourner à Murren, Lauterbrunnen, Wengen, et Kleine Scheidegg. Sans hésiter, j’y retournerai encore quelques jours. 


3. Grimselpass

Lors de mon premier voyage en vélo, j’ai eu l’occasion de faire l’ascension du Grimselpass en vélo route sous la pluie, le verglas et la neige en juin 2012. Au sommet, le col n’était pas encore dégagé de la neige et donc fermé à la circulation, ce qui ne m’a pas permis de me rendre au lac du Grimsel (lac Totesee) bien que j’aie atteint la pancarte du col. Alors je devais y retourner, et surtout non seulement pour revoir le col, mais pour faire le sentier de MTB qui y part et redescend dans la vallée du Rhône. Retour dans les souvenirs de 2012 et belle découverte de ce sentier de muletier qui avait un air d’ancienne route de montagne romaine.



4. Engelberg

Belle découverte. Il y a certes moins de sentiers pour le MTB, mais avec le très peu de randonneurs en sentiers, j’ai emprunté sans gêne ni contrainte les sentiers partagés. Si j’ai à y retourner, je vais faire le parcours que j’avais prévu entre Engelberg et Meiringen qui prend toute une journée et pour lequel le retour se fait en train (il faut compter 2hr). Le secteur aurait avantage à développer plus de sentiers au MTB puisqu’il y a déjà les infrastructures et les accès aux remontées. 


5. Nourriture excellente

Forcément, il faut choisir ses restaurants. Pour tous les déjeuner aux hôtels, rien à dire. Frais, copieux et excellent. Le pain, peu importe sa variété, toujours frais du jour et excellent. Mention spéciale aux confitures de fraises. Délicieuses. Pour les lunchs, 4 fois sur 5 je me faisais un sandwich en arrêtant à l’épicerie pour acheter le nécessaire. Autrement, je mangeais chaud dans un refuge ou restaurant. Il n’y a qu’à Zermatt où j’achetais mes sandwichs tout fait d’avance dans une très bonne boulangerie-pâtisserie. Pour les repas du soir, je sortais au restaurant. À Engelberg, c’était pas mal moins achalandé voir presque sans touriste le soir (puisque plusieurs faisaient l’aller-retour à partir d’Interlaken) par rapport à mes autres destinations. Zermatt était par ailleurs l’endroit le plus fréquenté par les touristes, donc beaucoup plus achalandé dans les restaurants en soirée. 

Mention spéciale au restaurant le Spycher à mon hôtel à Zermatt, le Aristella. J’y séjourne à toutes mes visites et Bernard, le proprio, vient me faire la jasette à chaque soir. Le Spycher est l’un des meilleurs restaurants à Zermatt, au menu les spécialités du Valais et de Zermatt. Salutations à Bernard et Katja. Aux plaisirs de vous revoir une prochaine fois.

Et tout ça sans oublier mes crêpes aux chocolats noirs de Suisse à Zermatt ou une gelato ailleurs en fin de journée. 


Finalement avec toutes ces bonnes bouffes, gelatos et crêpes aux chocolats (il y en a eu plusieurs même à 11CHF la crêpe), je suis revenu à la maison avec une livre en moins sur la balance, voilà des vacances sans excès. 

Mes coups de masse 😡

1. Cartes GPS effacées sur montre Garmin Fenix et Edge

Je n’y ai rien compris. En arrivant en Suisse, mes cartes GPS pour l’Amérique et l’Europe qui sont intégrées tant à ma Garmin Fenix Pro qu’à mon Garmin Edge ont été effacés une fois en Suisse. Ce n’est pas la première fois que mes appareils électroniques passent sous l’œil des scanner dans les aéroports, mais c’est la première fois que je perds mes cartes. Elles y étaient la veille, j’ai pris le temps de tout tester, juste pour être sûr. Et j’avais justement un backup, soit ma Fenix au cas où mon Edge me lâchait. Aucune carte sur les deux appareils, à rien n’y comprendre.

Et me voilà lors de ma première sortie sans carte GPS, alors comme vous avez lu, j’ai improvisé plus souvent qu’autrement sur les sentiers. Ma montre enregistrait bien les parcours réalisés, mais je n’avais aucun visuel sur une carte tant sur Fenix que sur Edge. Et une fois à la maison, je suis sorti en vélo route, et aucune carte également pour l’Amérique tant sur Fenix que sur Edge. J’ai donc fait un reset factory sur mes deux Garmin, et toujours rien, j’ai dû réinstaller toutes les cartes via mon ordinateur, opération qui a pris plus de 6 heures juste pour mon Edge. La prochaine fois, je vais mettre mon Edge et ma Fenix dans une cage de Faraday. 

J’avais quand même une bonne idée où j’étais et où j’allais, mais c’est toujours pratique d’avoir une carte active pour voir les choix d’options. Ça ne m’a pas empêché de rouler, mais j’aurais aimé avoir quand même les cartes GPS sur l’un ou l’autre de mes Garmin. Mon iPhone m’a dépanné plus d’une fois pour choisir mes options avec l’App SuisseMobile.

Et ça, c’est sans compter que j’ai endommagé ma Fenix le premier jour en Suisse. Le verre en saphir de la montre a maintenant 4 grandes fissures. J’ai quand même le visuel et toutes les fonctions, mais je dois éviter l’eau jusqu’à ce que je passe à la Fenix 8 Pro, j’attends les ventes. Elle est toujours à $1600.


2. Mes écouteurs Shokz qui ont grillé sur la recharge

Ouais, ça aussi ce n’était pas prévu. En rechargeant mes Shokz OpenRun, surcharge et ils ont grillé. Donc plus de musique dans mes transferts en train, plus de musique sur le vélo, plus de musique nulle part durant ce séjour. 

Le jour d’après, je recevais une publicité par courriel de Shokz annonçant leurs ventes estivales, tout en rabais de 30% les 9 au 11 juillet. Alors dès que j’ai eu 10min, j’ai commandé les nouveaux Shokz OpenRun Pro 2 avant de prendre l’avion et je les ai reçus le 15 juillet. 

J’utilise mes OpenRun en vélo route pour me connecter avec mon radar Varia de Garmin et non pour écouter de la musique, question sécurité. En MTB, c’est pour écouter ma musique, et je les utilise au bureau ou en déplacement. 

Mes OpenRun ont pris le chemin du recyclage et j’ai un câble de recharge magnétique à donner puisque les OpenRun Pro 2 utilise maintenant un câble USB-C. 


3. Souliers de MTB 

Personnellement, je ne pensais pas qu’en plein voyage, mes semelles de mes deux souliers rendraient l’âme, et encore moins en même temps. Oui mes souliers avaient du vécu, mais comme toute semelle qui décolle, c’est sans avertissement. Mes Mavic se portaient comme des pantoufles, alors pourquoi les changer. L’été dernier, la même chose est arrivée avec mes bottes de randonnées Lowa, après 13 ans de loyaux services. Au retour de vacances, je les ai envoyés chez Lowa en Allemagne, et elles me sont revenues avec de nouvelles semelles toutes neuves, et garanties. 

J’ai bien cherché de nouvelles chaussures de MTB avant de partir, mais je ne trouvais pas spécifiquement un soulier avec membrane Gore-Tex pour marcher dans la neige et les torrents d’eau. En réalité, j’avais trouvé mais j’ai dû les retourner avant mon séjour, la mauvaise grandeur avait été envoyé.

J’ai finalement commandé après 3 jours seulement de mon début de vacances pour les recevoir rapidement pour poursuivre mon séjour sur deux roues. Et j’en suis très satisfait. 



4. Disque de frein arrière

J’ai fait faire une révision complète de mon MTB deux semaines avant de partir en vacances, et voilà qu’en me rendant dans un bike shop, on m’apprend que mon disque arrière est complètement usé. Oui je l’ai sollicité beaucoup durant ce voyage, mais comment se fait-il qu’avec une révision complète, cela n’a pas été vérifié? Je vais poser la question lors de ma prochaine visite. L’inconvénient, c’est que c’est beaucoup plus dispendieux en Suisse tant pour les pièces que la main d’œuvre. Mais bon, question sécurité, je l’ai fait faire. J’essayerai de m’en souvenir la prochaine fois.

5. Température

J’ai eu une superbe température, trop chaud par moment, ce qui m’a limité dans les distances à parcourir certaines journées, et également trop froide en altitude. Toutefois, je préfère trop froid que trop chaud, la première situation, il est toujours possible de se réchauffer et poursuivre, tandis que dans la seconde situation, plus difficile à se refroidir à découvert sans point d’ombre. C’est plutôt le facteur humidex qui était insupportable, pour le reste, rien à dire. J’ai eu un superbe séjour, et qu’une journée et demie de pluie soutenue qui m’a obligé à prendre une pause. Les autres pluies ou averses, étaient toujours en soirée, lorsque j’étais loin des sentiers. 


6. Budget transport

J’avais juste oublié un détail dans mes préparatifs budgétaires, qu’il faut payer pour transporter un vélo dans les trains. Pas 2 ou 5CHF le passage ou 15CHF pour la journée comme lors de mes derniers voyages, mais le prix d’un passager. Je savais ce détail, mais je ne l’avais pas planifié. Donc il m’en a coûté le double du budget pour pouvoir me déplacer avec mon vélo en train. Mon budget de 700$ a donc doublé. Je m’en rappellerai pour la prochaine fois, et oui, il y aura une prochaine fois en Suisse, encore.

Pour mon vol de retour, le préposé à l’enregistrement n’a pas pesé ma boîte Thule, il m’a demandé combien elle pesait, j’ai dit comme d’habitude, sous les 70lbs demandés. Il a ajouté les identifiants de mon bagage et m’a demandé d’apporter le tout aux bagages hors normes. Ce que j’ai fait. Ensuite, on ne m’a pas demandé d’ouvrir la boîte, simplement la monter sur le gros scanner à rayon-x. Et up, la boîte se dirige vers l’avion, sans peser ni frais supplémentaire. 

Côté budget en général, je comptais demeurer sous les 4000$/semaine, et ça m’en a coûté plus de 5000$/semaines pour ces 3 dernières semaines en Suisse, que pour la partie voyage (transport et accès, hôtels et repas). 

PS: il est interdit de mettre ses pieds sur la banquette en train, ce n’était que pour la photo, ici pour montrer que même à 30C, je m’habillais en long pour la fraîcheur dans les hauteurs avec mes nouveaux souliers de MTB.



Voilà pour mes coups de cœur et de masse. Bon ce n’est pas vraiment de coups de masse, plutôt des imprévus, j’ai fait avec. Ça fait partie du voyage. 

Suivra après quelques extraits vidéos du blogueur en action.

11 juillet, 2025

En route pour la maison

Comme toute bonne chose a une fin, je dois maintenant penser au retour à la maison. Déjeuner du cycliste, et je me dirige vers la gare pour me rendre à ma dernière destination, l’aéroport. Tous mes déjeuners étaient inclus à mes nuitées et une chose que je retiens, le pain, peu importe sa couleur ou ses ingrédients, est particulièrement bon, très bon, tout comme les confitures aux fraises. Peu importe la région, le pain est excellent. Toutefois, je n’ai pas particulièrement aimé le pain noir, j’aurais quand même essayé. 


Je repars donc pour un dernier transfert, et mon bagage est toujours aussi lourd, sinon plus qu’à l’arrivée. J’ai bien 6 t-shirts de plus comme souvenir, et de nouvelles bottes de MTB, mais rien d’autres. Pas de chocolats ni de Victorinox, et surtout, ni une nouvelle montre Suisse, cette fois-ci (toutefois j’ai acheté un nouveau bracelet pour l’une de mes montres rapportées de Zermatt en 2019, mais ça, ça ne compte pas). Avec les températures anormalement élevées, les rares fois que j’ai acheté du chocolat, je le consommais avant de sortir de l’épicerie, sinon, ça devenait un chocolat fondant et coulant très vite. Je voulais également me ramener une vraie belle cloche suisse (pas celle fabriqué en Chine pour les touristes) d’un artisan local, mais pas de place, donc je devrais revenir en Suisse.

Il faut compter plus de 3h45 pour relier l’aéroport avec quelques transferts, à la course. Parfois, je n’aurais que 2 minutes pour sortir du train avec la cohue, courir sur le quai avec mon lourd bagage, changer de voie et revenir sur le bon quai pour trouver une porte pouvant accueillir ma boîte de vélo (c’est tout un défi) surtout à la course.


Pour alléger mon petit sac à dos, j’ai mis mes souliers de vélo ainsi que tout l'équipement lourd dans ma boîte de vélo, je remettrais dans mon sac à dos une fois à l’aéroport. Je traîne aussi mes 5 t-shirts (le 6e, un Mammut en mérinos, est dans la section linges sales dans mon gros sac à dos). Je reviens avec 3 jerseys de MTB (Grindelwald, Zermatt, et UCI 2025 MTB World Championships Valais) et deux autres Icebreaker de Zermatt. J’ai aussi une bouteille d’eau aux couleurs de Zermatt. 


À Zermatt, en achetant un bracelet de rechange pour l’une de mes montres, j’ai reçu une invitation VIP pour l’événement UCI MTB 2025 (puisqu’ils en sont commanditaires) qui se tiendra à Zermatt. Le championnat aura lieu du 30 août au 14 septembre prochain et passera entre autres par Crans-Montana, Aletsch Arena et Zermatt pour ne nommer que ces endroits visités ces dernières semaines. Je ne suis pas vraiment les compétitions, mais ce pourrait être une raison d’y retourner.


Ceci met fin à mon séjour en MTB en Suisse. Je reviendrais ajouter mes coups de cœur et coups de masse, et quelques vidéos une fois à la maison, et cet automne, mon livre tout en image Suisse 2025.

Espérant, encore une fois, que ça vous a donné l’idée de venir visiter les Alpes Suisse, que ce soit en vélo, MTB, rando, auto, moto, ou en train, il y a tant à voir et à faire dans ce si petit pays grandiose pour ces paysages à couper le souffle.  

PS: ne m’en voulez pas, mais j’apporte avec moi dans mes bagages la chaleur accablante de Suisse que j’ai eu les deux premières semaines, façon de vous partager la température Suisse que j’ai eu 

Zermatt en flânant

Comme je me réveille très tôt depuis mes vacances (5h30-6h30), ce matin, je décide d’aller marcher avant le déjeuner. J’ai mon duvet sur le dos, ne sachant pas combien il fait, mais ce n’est pas chaud. Je fais le tour du bloc habituel d’un kilomètre (je vous avais dit que c’était un petit village). Il y a quelques touristes déjà qui courent vers la gare, les locaux qui se rendent au boulot, et les rares touristes qui flânent. 

Ce matin, le ciel est bleu, sans nuage, une première depuis mon arrivée. Sur la rue principale, le thermomètre indique 2C, pas chaud chaud encore, et ça montrera au plus à 17C aujourd’hui. 











Toute la surface du Matterhorn est recouverte de neige ce matin, très beau contraste avec ce ciel tout bleu.







Je retourne à l’hôtel pour le déjeuner, et flâner dans le voisinage après. Mon vélo est déjà dans sa boîte. Prêt pour un dernier transfert à l’aéroport demain. J’ai hâte de voir si l’on me chargera un surplus, c’est toujours le même vélo et la même boîte. Jusqu’à maintenant, autre que le frais pour le transport en avion, qui varie beaucoup d’un aéroport, je n’avais jamais payé pour une surcharge de poids.

Mon séjour se termine bientôt. Bien content d’avoir choisi à nouveau la Suisse pour mes vacances en MTB. L’an prochain, vélo route, qui me suit?






10 juillet, 2025

Zermatt sous la neige

Ce matin, pas chaud, pas chaud. Je monte à Sunnegga pour commencer. Il fait 3C. J’ai donc deux Icebreaker 200 manches longues, mon coupe-vent Gore-Tex, pantalon de ski de fond, pantalon de MTB par-dessus, faux col et tuque Icebreaker aussi sous mon casque. Il faut mettre des couches, parce que là-haut, pas chaud, pas chaud. Les photos se feront plutôt rares étant donné la température et que j’en ai pas mal depuis mes 5 séjours ici. 


En sortant de Sunnegga, tous les sommets de 3000m et plus portent leur manteau blanc contrairement à hier. Pendant que la pluie arrosait Zermatt toute la nuit, c’est la neige qui tombait en haute altitude. En quittant l’hôtel ce matin, encore quelques gouttelettes tombaient. Arrivé à 2288m et au-dessus des nuages, je confirme c’est glacial. Mais comme je suis bien habillé, ça va aller pour descendre, sauf pour les mains, je n’ai que des gants de MTB d’été, pas mes gants de fatbike. 




Au lieu de rester à l’hôtel, je suis monté ici pour rouler encore, donc je descends le sentier de descente. J’aurais toujours pu redescendre via la station du Sunnegga mais je suis ici pour prendre l’air de la montagne. Je roule.









J’ai bien fait deux arrêts, plus pour me réchauffer les mains, et essuyer mes lunettes puisqu’il tombe une petite pluie fine, conséquence de rouler dans les nuages chargés d’humidité, et pas chaud en petits gants d’été. Je décide de remonter encore au Sunnegga, si ça se dégage plus haut, je poursuivrais vers Blauherd. En sortant à Sunnegga, encore dans les nuages, et plus haut, c’est pire. Donc j’attends un peu. 

Pendant ce temps, le groupe de cor des Alpes s’installe à la sortie. Ils jouent aux plaisirs des touristes, et moi je me lance vers Findel. Il y a encore une pluie fine qui tombe, mais rien de menaçant pour le moment. La température s’est légèrement réchauffée mais ça demeure froid. De Findel, je prends le premier sentier que j’avais roulé en 2015 pour me rendre à Zermatt.

















Arrivé à Zermatt, le ciel semble se dégager alors j’opte pour monter à Furi, voire Riffelberg si c’est beau. Une fois dans la télécabine, il pleut jusqu’à Furi. En sortant, j’attends que ça passe. Et je me lance plutôt dans la Kate Moos direction Zermatt. Arrivé au village, je tourne le dos, et c’est à nouveau dégagé. 







Je vais me chercher un sandwich et un biscuit sourire. Je remonte à Sunnegga, et il fait beau, alors je poursuis à Blauherd pour aller manger mon lunch. Le temps de finir mon sandwich qu’à l’ouest, il neige et ce sera comme ça tout le reste de la journée. En montant encore vers le lac Stellisee, je vois un touriste pied nu en croc dans un sentier. Bonne chance tant pour la température que pour le sentier accidenté. 













Pour éviter de me faire prendre par le mauvais temps, direction Findel, et je verrai pour la suite. Plus je descends, plus la neige s’intensifie sur le Matterhorn et les alentours de Zmutt.









Après Findel, je décide de repasser sur la Gnarly Trail. Il y aura une petite pluie fine, mais encore rien de menaçant, ni de gênant. Les racines sont glissantes, il faut juste y aller mollo. À la fin de la trail, bonhomme sourire ne sourira plus. 







À partir de ce point, j’ai 3 options. Poursuivre ma descente sur un sentier de randonneur, descendre via le chemin de montagne, ou bien remonter le chemin de montagne. Je sais que dans quelques 500-700 mètres, je croiserai le sentier de descendre de ce matin, mais il faut quand même monter un petit 80 mètres de dénivelé. Alors je monte. 

Arrivé presqu’à la hauteur de Patrullarve (2000m), je dépasse un homme qui marche en rond, le pas lent. Je poursuis ma montée, je ne suis qu’à une vingtaine de mètres du sentier de descente. En me retournant avant de me lancer dans la descente, l’homme est au sol et deux travailleurs se jettent sur lui. Il racle très fort. Je descends. L’un deux vient me voir. Je lui demande s’il a besoin d’aide. Est-il juste fatigué? Son état n’est pas très encourageant. Il arrête de respirer momentanément et le second travailleur essaye de le maintenir éveiller? Je demande si c’est un arrêt cardiaque, aucun ne sait. Par radio, ils ont demandé de l’aide à la station de Sunnegga, mais ils ont répondu que ça prendrait 20-25 minutes pour descendre en camionnette. J’offre de descendre à toute vitesse à Zermatt et demander secours. 







Arrivé au premier hôtel que je croise, j’entre et demande de l’aide. La réceptionniste parle français et elle appelle les services de secours, soit les paramédicaux par hélicoptère. Elle me sert de traductrice et je donne le peu d’information que j’ai. L’hélicoptère décolle à l’instant. Merci.

Je poursuis ma descente vers Zermatt, et je décide de retourner sur les lieux. Comme je n’ai pas de eMTB, je dois remonter à Sunnegga et descendre la moitié de la piste pour retourner à l’endroit. 

Il commence à neiger de mon côté en sortant de Sunnegga, pas grave, je descends. Presqu’à destination, j’entends l’hélicoptère mettre les moteurs en marche. Il évacue le blessé. Je vais rejoindre les deux travailleurs, et ils sont maintenant avec d’autres cyclistes. Le monsieur, en me voyant arriver, vient me remercier. Je demande ce qu’il en est, il me dit dans un anglo-allemand, qu’il s’agit d’un arrêt de circulation, donc j’en déduis d’un arrêt cardiaque. Il a reçu deux intraveineuses et les soins appropriés avant de quitter en hélicoptère. Il est sauvé. 

Les services d’interventions sont quand même assez rapides. L’hélicoptère est en opération toute la journée pour du transport de matériaux en montagne, et sur appel, il redescend à sa base à Zermatt, prend l’équipe médicale, et remonte sur le lieu à intervenir. J’ai eu le temps de descendre à un hôtel, expliquer le tout en 10-12 minutes, poursuivre jusqu’à Zermatt, remonter à Sunnegga, et redescendre, tout ça en presque 45min. 









Ça mérite une crêpe aux chocolats noirs Suisse. Avec ce froid et cette météo changeante, il n’a pas fait plus de 8C, fin de la journée sur deux roues. Je retourne à l’hôtel et douche chaude. Je sors en ville pour ma crêpe, et encore flâner dans le village.




Je déambule çà et là, je recroise le groupe de cor, et plus tard le troupeau de chèvres. 
























À 18h, on ne voit plus le Matterhorn, et il pleurera toute la soirée et la nuit. Ce soir, je vais manger au restaurant de mon hôtel, le Spycher, l’une des meilleures tables à Zermatt. Présentation très soignée, services impeccables, et surtout une offre de plats typiques du Valais et de Zermatt (soupe aux foins, par exemple), tous excellents. Ça fond en bouche. Facture très salée à la hauteur de la qualité servie.





Comme à mon arrivée à Zermatt il annonçait que de la pluie continue mercredi, jeudi et vendredi, je n’ai pris qu’une passe de vélo de 3 jours. Et il s’avère que la météo en a joué autrement. Demain je flâne et prépare mon retour. J’aurais un dernier transfert à faire vers l’aéroport et serai à la maison pour le weekend. J’ai une activité avec mon club Ferrari dimanche, mais ce sera trop juste pour y participer, ça ira au weekend suivant.